Présentation

photo en en-tête: Banderole confectionnée par la troupe du Théâtre du Soleil à l’occasion des manifestations  en défense des droits à la retraite, de septembre-octobre 2010, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

_____________________________

« il est des époques où, parce que l’ordre se disloque, ne laissant subsister que ses contraintes vides de sens, le réalisme ne consiste plus à vouloir gérer ce qui existe mais à imaginer, anticiper, amorcer les transformations fondamentales dont la possibilité est inscrite dans les mutations en cours »

André Gorz – « Les Chemins du paradis-L’agonie du capital »

_____________________________________

« Pour avancer, une société a besoin de rêves, pas de cauchemars. Or, quand on regarde autour de nous, on constate que ces rêves n’arrivent pas à émerger » Rutger Bregman, auteur du livre « Utopies réalistes ».

Pour faire de ces rêves notre réalité soutenons les propositions de revenu universel d’existence au CESE en s’inscrivant, en votant et en partageant:

 « Pour une redistribution de la richesse universelle et émancipatrice avec le revenu d’existence. « 

_____________________________________

LE REVENU DE BASE: UN NOUVEAU PARADIGME

( ensemble des articles sur le revenu de base )

______________________

2728c422a5c3bedd70265dd136d7d0fb

PRESENTATION DU REVENU D’EXISTENCE

( ouvrir en lecture seule )

 

images

Ça changerait quoi pour vous un revenu de base universel et inconditionnel ?

Faites une simulation:

 

SIMULATEUR RB 800€

_____________________

_

Les articles qui suivent   sont le fruit du regard  d’un homme ordinaire  sur la société qui l’entoure. Je ne suis ni un spécialiste, ni un expert, seule la lecture de nombreux ouvrages m’ont aidé à formuler mes idées.

Il faut les citer et  remercier les auteurs de la justesse et de la pertinence de leurs écrits ; ils ont imprégné ma pensée. ( Bibliographie et vidéographie )

Le développement du monde dans lequel nous vivons est depuis plus de trente ans sous l’emprise de l’idéologie ultra-libérale qui fait de l’intérêt privé  le moteur principal de notre développement. L’ individu, en tant que travailleur, sommé de réussir individuellement, est conduit à accepter de vendre son énergie et son intelligence aux conditions d’un marché du travail mondialisé, de plus en plus exigeant,  sous le diktat d’un management par le stress. Ce  même individu, en tant que consommateur, sous l’emprise de ses  pulsions exacerbées par l’industrie des médias et de la publicité,  s’approprie, dans les limites de son pouvoir d’achat, les richesses du monde sans se soucier de l’intérêt général.

L’ émiettement de la  société qui résulte de » cette guerre de tous contre tous » (1) avec la désintégration   de l’espace public et l’abandon des principes moraux et philosophiques communs, nous conduisent dans  une impasse. La consommation effrénée de produits dont l’élaboration fragmentée nous est cachée et dont la capacité de séduction  l’emporte sur la valeur d’usage et, la  stérilisation d’une partie de la richesse créée, par sa concentration de plus en plus importante entre quelques mains sont, à terme, mortifères pour notre monde.

Les enjeux des années à venir sont bien de retisser du lien, d’ accepter de partager des valeurs, et des principes moraux et philosophiques qui doivent faire consensus dans la conduite des affaires communes et dans le partage des richesses, des ressources et de la culture.

Posons les jalons d’une société où   la décence commune des gens ordinaires est respectée et où la mesure, la loyauté, le respect, la solidarité guident nos actions comme le définit si bien George Orwell dans son concept de « common decency » (2 ) ( 3 )

L’Histoire a montré  qu’il est  dangereux de faire du passé table rase ou de confier les clés de notre maison commune à des leaders politiques au verbe haut. Il n’est pas non plus nécessaire de se perdre à essayer d’élaborer le programme révolutionnaire idéal  qui réponde à toutes les questions.

Avec quelques principes et valeurs partagées nous pouvons faire bouger les lignes. C’est à chacun de nous d’oser, de trouver les moyens de se faire entendre, de partager les idées, d’expérimenter et de prendre les initiatives qui s’imposent. pour nous conduire vers une société plus apaisée, respectueuse de l’individu, de la nature et de cette « terra madre » qui nous  permet chaque jour d’être, tout simplement.

« Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde » écrivait Václav Havel quelques semaines après la chute du Mur de Berlin.

Guy Valette – février 2013

_______________________

(2)  Lorsque l’on questionne Orwell sur les motivations qui l’ont conduit à lutter contre Franco, il répond : « common decency » – la décence commune, courante, ordinaire (décence qui, comme le rappelle le dictionnaire d’Émile Littré, renvoie à cette « honnêteté qu’on doit garder dans les actions »). Bruce Bégout explique, dans son essai De la décence ordinaire, que cette notion désigne chez Orwell la faculté instinctive et spontanée de discerner le juste de l’injuste. Nulle nécessité de recourir à quelque abstraction métaphysique pour l’appréhender : la décence ordinaire (qui, à rebours de l’ordre moral, ne s’impose pas) irrigue le quotidien de bien des humains, et plus spécifiquement de ceux qui constituent les classes populaires puisqu’ils demeurent à l’écart des bassesses et de l’indignité caractéristiques des minorités possédantes. La décence ordinaire, précise Bégout, « est politiquement an-archiste : elle inclut en elle la critique de tout pouvoir constitué ». Elle prend racine dans la vie de tous les jours et, loin des étourdissements idéologiques de l’intelligentsia (politique, culturelle, artistique), constitue « une base anthropologique sur laquelle s’édifie la vie sociale ». Extrait d’un article de RAGEMAG de Max Leroy

(1)  Jean Claude Michéa « La double pensée-retour sur la question Libérale » Editions Champs essais-Page 154.

(3 ) Voir tous  les écrits de J.C. Michéa  qui  nous éclairent sur la pensée de Orwell.

___________________________