FINDUS: du cheval-boeuf ou des subprimes dans notre assiette.

Des Lasagnes  » pur boeuf » du groupe FINDUS ( suédois) font un scandale en Grande Bretagne et en Irlande où l’on découvre que  le fournisseur de l’usine luxembourgeoise est le groupe français Poujol. Celui-ci a acquis la viande surgelée auprès d’un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s’étant fourni auprès d’un abattoir et d’un atelier de découpe situés en Roumanie ou l’on prend les chevaux pour des vaches!

Voilà un bel exemple d’intégration économique de tous les pays européens!!

» Le recours à de la viande chevaline s’explique probablement pour des raisons financières. Le cheval « est moins cher que le bœuf », a expliqué Sorin Minea, président de l’association des patrons roumains de l’alimentaire.

Les pauvres peuvent bien manger n’importe quoi ( du minerai de viande en l’occurrence, mélange de toutes sortes d’espèces animales ) pourvu que la chose soit saine et que le produit final ait la forme et la couleur de la belle image collée sur l’emballage.

La fraude aurait rapporté plus de 300 000 euros.!!! soit la valeur  d’une année d’aide alimentaire de la communauté européenne aux plus démunis ( celle-ci vient d’être  réduite de 500 000 € par an à 300 000 € au dernier sommet européen )

D’un coté on réduit les aides de solidarité élémentaire et de l’autre on laisse se développer dans tous les secteurs et en particulier dans l’agroalimentaire industriel, qui produit des plats cuisinés souvent consommés par les plus démunis, des pratiques de manipulation qui laisse le champ libre à la cupidité et à l’extorsion d’argent.

Comme dans le scandale des subprimes, on camoufle par des montages complexes là des emprunts toxiques, ici de la viande de cheval afin de tirer encore plus de profit en grugeant là l’épargnant ici le consommateur.

Ce grave dysfonctionnement illustre une fois de plus les dérives de ce système libéral où la politique du « laisser -faire » pour tous les acteurs économiques est devenue une idéologie qu’il semble ne plus être possible de remettre en cause à Bruxelles.

Comme à chaque fois se pose aussi le problème de la dilution des responsabilités dans cette chaîne de fabrication  particulièrement complexe. Pourtant face à l’acheteur il ne doit  y avoir qu’un seul responsable : le vendeur. C’est bien le supermarché qui décide de mettre en vente à un prix donné un produit aux qualités et caractéristiques clairement explicitées; il se doit de ne pas tromper le client sur la marchandise et pour cela il est de sa responsabilité de contrôler la qualité, la nature des produits  et le processus de fabrication. N’oublions pas que dans la fixation des prix c’est bien les grands groupes de distribution qui imposent leur loi en la matière  aux fabricants. Alors il ne faut pas s’étonner si ceux-ci succombent à la malversation….

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